Selon le CSA : l’intervention du législateur pour réglementer les débats Télé entre les candidat(e)s à l’élection Présidentielle est nécessaire

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Paris, le 3 mars 2017 – Depuis fin décembre 2016 le Collectif « Trois débats sinon rien » milite pour l’organisation de 3 débats avant et 3 débats après le premier tour de l’élection Présidentielle réunissant l’ensemble des candidats (selon règles Conseil Constitutionnel). A cette fin il a saisi le CSA le 9 janvier 2017.

Dans sa réponse (du 26 janvier 2017), le CSA nous a invité « à sensibiliser les radios et les télévisions aussi bien que les candidats aux avantages qu’ils retireraient de l’organisation répétée de débats électoraux », ce que notre collectif n’a pas manqué de faire.

Parmi les propositions des chaînes de télévision, TF1 a proposé d’organiser un débat réunissant les candidats crédités d’au moins 10 % dans les sondages.

Le format retenu par TF1 nous a semblé très contestable dès lors qu’il instaure une discrimination à la diffusion basée sur des sondages. L’approche de TF1 est certes légale en considération de la loi n° 2016-506 du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle et des recommandations du CSA (notamment N°2016-2). Dans un second courrier du 23 février, notre collectif a fait connaitre au CSA son désaccord. Il considère que la loi n’est pas adaptée à ce nouveau besoin que constituent les débats télévisés entre candidats. En effet, le concept d’équité ne peut être appliqué dans le cas particulier d’un débat contradictoire entre les candidats à l’élection présidentielle.

Dans sa réponse du 1er mars 2017 publiée sur internet, le CSA considère que le format retenu par TF1 est légal mais attire son attention sur l’opportunité de modifier la date du débat puisque les candidat(e)s non invités ne pourrons pas, du fait des calendriers, bénéficier d’un rattrapage en cas de déséquilibre probable.

La position du CSA conforte notre position sur l’inadéquation des textes en vigueur pour l’organisation de tels débats. Notre collectif avait du reste interpellé les candidat(e)s à l’élection présidentielle pour leur demander leurs intentions à ce sujet.

Le « débat » lancé par le Collectif sur la nécessité d’organiser trois débats a eu le mérite de mettre en lumière les différentes pratiques.

  • Force est de constater que chaque chaîne de télévision veut dorénavant organiser son propre débat. Outre France télévisions, TF1 BFMTV et CNEWS organisatrices à des dates annoncées, d’autres chaînes ont fait part de leur intérêt ou de leur disponibilité.
  • De plus, notre seconde proposition d’organiser une deuxième série de débats entre les deux tours, au lieu d’un seul débat comme la coutume le veut depuis 1974, a été évoqué par Madame Catherine Nayl de TF1.

De plus, notre collectif considère qu’il convient de modifier la législation en vigueur pour institutionnaliser ce type de débats :

  • En permettant à chaque télévision ou radio qui en fait la demande d’organiser ou de co-organiser conjointement 1 des 3 débats, et à défaut d’accord entre les parties ou de candidature, d’en confier l’organisation au service public (FTV / Public Senat / LCP) ;
  • En permettant à chaque télévision ou radio qui en fait la demande de diffuser chaque débat en s’acquittant d’une simple participation aux frais de production ;
  • En invitant chaque candidat(e) à y participer dès lors qu’il aura reçu au moins 5% des parrainages nécessaires, sur la base des résultats figurant sur le site du Conseil Constitutionnel publiée 48 h avant la date de chaque débat.

Dans l’attente d’une modification de la loi, et dans la perspective de l’élection de mai 2017, notre collectif propose que soient invités les dix candidat(e) qui ont reçu le plus de parrainages sur la base des résultats figurant dans la liste admise par le Conseil Constitutionnel publiée 48 h avant la date de chaque débat.

A propos du collectif :

Le Collectif « Trois débats sinon rien », fondé par Jacky Isabello, co-fondateur de l’agence CorioLink et Alexandre Malafaye, Président du Think-tank Synopia, a demandé au CSA d’institutionnaliser de nouveaux débats télévisés entre tous les candidats. Le débat politique à la télévision sous forme de confrontation entre les candidats à une élection plaît aux Français. Le Collectif est persuadé qu’il est un moyen puissant pour faire reculer l’abstention.

Jacky Isabello et Alexandre Malafaye, co-fondateurs du Collectif complètent : « Nous croyons au débat politique. Il n’y a qu’en réunissant plusieurs fois de suite l’ensemble des compétiteurs que nous déterminerons, grâce à la télévision, qui mérite nos suffrages. La télévision est l’un des secteurs industriels les plus réglementés. Aussi incroyable que cela puisse paraître, aucune règle ne détermine l’organisation de débats télévisés, temps fort pourtant essentiel dans la vie de notre démocratie médiatique ! Par ailleurs, il faut combattre l’abstention. Les débats entre les politiques, du fait de la masse des engagements qu’ils suscitent créent de l’attention vis-à-vis de la chose publique. C’est à ce prix que les électeurs les plus éloignés des urnes y retourneront… avec connaissance, confiance et envie ! »

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